Tu parles trop

Tu parles trop de trop de choses
Tu gosses quand tu glapis à propos
De potins glamour, de popotins grossis
D’applications inutiles, de recttes
D’émissions de cuisine

Tu parles trop, beaucoup trop
Tu parles de toi pour t’alléger
Tu parles de tes boutons dans l’dos
Comme si c’était ton pire défaut
Tu déblatère à perdre ton souffle
Pis là ça sonne faux

Tu crées du vide en crachant l’tien
Tu spinnes dans l’beurre t’es trop pas bien
Pour t’en rendre compte quand tu babilles

Plus tu parles, moins je t’écoute,
Plus tu parles, plus je redoute
L’idée que ça continue
Que je devienne ton vase à propos
Que tu te roules dans mes oreilles
En espérant vider ce sac à mots sans fond
Et en oubliant que moi aussi j’ai des coudes, des orteils
Et du poil dans le nez

Tu parles trop, tu nous barbouilles la face de mots
Tu me peintures dans l’coin, tu clapotes
De jasettes en redites, dans ta
Barboteuse à papoter, placoter pis radoter
Tu te petit-poucettes un chemin de mémérage
Dans ta forêt d’images en espérant ne pas te perdre

Plus tu parles, moins je t’écoute
Plus tu parles plus je redoute
L’idée que ça continue
Que je devienne ton vase à propos
Que tu t’enfonces dans mon ouïe
Et que je sorte dans un grand cri de ce cauchemar
Une éternité plus tard, dans ta forêt d’images

By continuing browsing our site, you agree to the use of cookies, which allow audience analytics.